Préparation à la Grossesse. Fertilité/infertilité.

Contents

 1- Préparation à la grossesse

Le côté psychologique :

Nous ne parlerons pas ici du processus de prise de décision et du côté émotionnel ou psychologique de vouloir devenir Maman et Papa, car ceci ne concerne pas directement l’ostéopathie. Les psychothérapeutes, notamment psys de couple font un excellent travail là-dessus et ont bien plus de réponses et d’expérience de ce côté là que nous! Un accompagnement de leur côté si jamais il y a des doutes ou des questions est recommandé.

Cela dit, même si nous ne travaillons pas sur ce côté émotionnel directement, nous reconnaissons l’importance de cette étape dans le processus de parenté et l’importance de l’équilibre de l’esprit, conjointement à l’équilibre du corps. 

Le côté mécanique : Exemples de troubles fonctionnels en lien avec la grossesse

Là, l’ostéopathe a une action énorme! Au niveau de la mécanique du corps, au niveau des échanges liquidiens, de la bonne adaptation aux contraintes énormes qu’apportent les grossesses… C’est ce dont nous allons parler dans ce chapitre.

Combien de femmes, en cours de grossesse, sont sujettes à :

  • des douleurs lombaires ou de douleurs de type sciatique/sciatalgie/cruralgie…
  • une barre dans le dos
  • des brûlures d’estomac
  • des nausées
  • des douleurs à la respiration
  • des oedèmes plus ou moins importants au niveau des membres inférieurs
  • des douleurs dans la nuque, les cervicales
  • des douleurs dans les épaules… 
  • etc…

A quoi ces douleurs sont-elles dues? Est-ce que ces douleurs peuvent être amoindries, voire complètement évitées?

La biomécanique musculo-squelettique :

La première chose à savoir est que le corps de la mère va subir dans un délai assez court un changement de posture et répartition du poids particulièrement important. Les douleurs d’origine fonctionnelle qui peuvent survenir durant la grossesse sont le plus souvent simplement l’expression d’une difficulté d’adaptation et de dérèglement de l’équilibre du corps.

Idéalement, la mécanique du corps est tellement libre que le corps peut s’adapter au fur et à mesure des changements.

De quels changements parle-t-on?

Tout d’abord, la prise de poids lors de la grossesse peut être importante, étant en moyenne de 9 à 12 kilos (en comptant le poids de bébé!), mais peut parfois être beaucoup plus importante que ça! Le tout en l’espace de quelques petits mois… Pour vous donner un ordre d’idées de niveau d’effort que ça va demander à votre corps, vous pouvez tenter l’expérience suivante : accrochez donc une dizaine de bouteilles d’eau à votre ventre et vos jambes et passez donc quelques jours comme ça, y compris la nuit. Ca ne prendra pas une heure pour que vous soyez tannée… Et pas bien plus long que ça pour que des troubles et douleurs s’installent.


Bien sûr cet exemple est exagéré car la prise de poids normale chez la femme enceinte, même si elle est rapide, est toutefois progressive sur l’ensemble des semaines de grossesse. Le corps va avoir plus ou moins le temps de s’adapter, dans la mesure du possible et dans la mesure de ses blocages biomécaniques antérieurs comme nous le disions précédemment. 

posture femme enceinte

Cette prise de poids, comme vous pouvez le voir sur l’image ci-dessus, n’est pas également répartie mais localisée surtout à la sphère abdomino-pelvienne. C’est à dire que dans le fond, la prise de poids est essentiellement localisée au niveau du ventre, bas-ventre, et du haut des cuisses. 

Il va donc y avoir progressivement une contrainte de poids importante au niveau de la symphyse pubienne (la partie osseuse un peu en dessous de la ceinture), ainsi qu’un déséquilibre en avant de la colonne vertébrale au niveau lombaire. Eh oui car le ventre, lorsqu’il est gonflé et plein, il pèse lourd sur la paroi abdominale antérieure, et il tire fortement sur les lombaires en arrière. C’est là que c’est important d’être en bonne forme physique avant la grossesse et de continuer à entretenir ses abdominaux pendant la grossesse : mieux les abdominaux tiennent le contenu du ventre, moins le bébé et l’eau va contraindre les lombaires! Ca fait une contrainte mécanique en moins!

Une grossesse, ça demande beaucoup d’efforts à l’ensemble du système abdominal, à la masse lombo-sacrée (les muscles lombaires postérieurs), les muscles de la posture (nous pensons notamment au psoas et au pyramidal), ainsi que le périnée, qui est le muscle qui tapisse le “fond” du bassin et qui est comme le fond d’une casserole. Ils doivent non seulement tenir la posture verticale de la maman, mais aussi remplir au mieux leur rôle de contenant et leur rôle dans la biomécanique de la respiration. 

Une musculature faible au niveau de l’abdomen peut causer une fuite du poids en avant au fur et à mesure que l’utérus s’expanse et que le foetus grandit.

Si l’ensemble de ces muscles fait son travail, alors les organes, relativement, ne pèsent quasiment rien!

Tout ça pour dire…

Le corps de la femme doit être capable d’encaisser cette modification posturale pour avoir une grossesse confortable. 

Avant de tomber enceinte, il est donc très intéressant même si ce n’est pas une obligation, de passer premièrement par une remise en forme musculaire de type Pilates (musculation abdominale profonde, musculation périnéale, musculation lombaire et muscles de posture…) ainsi que par le cabinet de l’ostéopathe bien sûr! Ceci afin de vérifier que mécaniquement, tout va bien, qu’il n’y a pas ou très peu de blocages biomécaniques qui pourraient gêner la posture et les adaptations posturales de la future maman dans les débuts de grossesse.

La biomécanique viscérale digestive :

Une autre chose qui est importante mais souvent oubliée, est qu’au fur et à mesure que l’utérus grandit, les autres organes abdominaux font preuve d’une adaptation phénoménale. En effet, le foie, l’estomac, les intestins, tous ces organes vont laisser leur place et se ranger sur le côté. Pour faire ça, car les organes ne flottent pas simplement dans l’abdomen, et ne changent pas de forme ou de taille, ils vont pivoter autour de leurs attaches.

Les organes qui bougent le plus tout en donnant régulièrement des troubles fonctionnels de type nausée, vomissement, brûlure d’estomac, sont le foie et l’estomac.

Ces deux organes sont très importants à travailler avant même la grossesse ou en début de grossesse si possible, car non seulement ils sont chacun attachés au diaphragme (comme s’ils étaient fixés à une corde à linge pour imager grossièrement), mais ils sont attachés entre eux pas une membrane qui s’appelle le petit epiploon et qui est très importante.

Cette membrane sert de fil conducteur et de protection pour beaucoup de structures vasculo-nerveuses et biliaires. Elle contient la quasi totalité de leurs vaisseaux sanguins principaux, un canal servant à transmettre la bile du foie au système digestif intestinal, la veine porte (entièreté du drainage sanguin d’origine digestif)… De même le petit épiploon passe en pont en avant du plexus solaire, qui est le carrefour nerveux digestif le plus important.

Au fur et à mesure que l’utérus grandit, le foie bascule encore plus à droite, l’estomac bascule encore plus à gauche, et cette membrane se retrouve étirée. En temps normal, si elle est souple et flexible et capable de s’adapter, les structures qu’elle contient ne seront pas contraintes par ceci. En revanche, si cette structure n’a pas beaucoup de marge de mouvement et que ces organes ne peuvent pas facilement basculer, cela peut faire des contraintes fonctionnelles au niveau de ces organes et entraîner les troubles dont nous parlions avant qui sont les nausées, vomissements, brûlures d’estomac, remontées acides….

Cela va aussi, assez souvent, nous donner ce qu’on appelle le “syndrome du rez-de-chaussée”, terme utilisé notamment par Bruno Conjeaud dans son livre “Grossesse, hormones et ostéopathie”. Il s’agit d’un ventre qui sera plat comme un haut-vent jusqu’au nombril et qui ne sera rond qu’en dessous du nombril jusqu’au bassin. Souvent les femmes qui ont cette forme de ventre sont décrites comme “portant leur bébé bas” par les gynécologues-obstétriciens.

Le premier trouble qu’apporte ce syndrome du rez-de-chaussée est que le bébé se retrouve contraint sous le nombril, étant donné que l’utérus ne peut pas s’expanser au maximum. Il n’aura pas toute la place idéale pour grandir in utéro.

L’autre trouble fonctionnel que ceci peut apporter est qu’un bébé porté bas, c’est une grosse contrainte sur le pubis de la Maman. Des douleurs au niveau de la symphyse pubienne sont fréquentes, et la mécanique du bassin se retrouve perturbée avec une bascule en avant qui est plus importante. Si les muscles abdominaux ne sont pas très toniques ou réactifs, la bascule sera plus importante encore, car non retenue. Cette bascule du bassin entraîne souvent une contrainte bien plus importante que la normale sur les lombaires basses par le biais des ligaments ilio-lombaires. Nous aurons donc souvent une douleur en barre dans les lombaires basses. Cette contrainte lombaire basse peut également entraîner des douleurs de type sciatalgie, cruralgie, ou des douleurs au niveau des muscles de la posture qui travaillent le plus dans ces situations qui sont le psoas et le pyramidal. Ces douleurs qui peuvent déjà être présentes si l’utérus peut s’expanser correctement se retrouvent décuplées lorsqu’en plus l’utérus pousse sur le bassin en avant.

Quand on pense que ceci peut être amoindri voire complètement évité en travaillant lla souplesse des membranes des organes digestifs abdominaux hauts…

La biomécanique viscérale pelvienne :

(à venir)

Au fur et à mesure que le temps passe, c’est important de vérifier régulièrement que tous ces aspect vont bien mécaniquement parlant, pour lever les troubles fonctionnels qui peuvent arriver ou s’installer durant la grossesse, ainsi que pour prévenir auparavant, ceux qui auraient pu arriver.

Ca, c’est le travail ostéopathique du suivi de grossesse… à suivre…

 

2 – Difficultés à tomber enceinte / fertilité – infertilité

 

Aujourd’hui, il y a de plus en plus de cas de stérilité ou d’infertilité… Alors tout d’abord pour qu’on se comprenne, nous insisterons sur une rapide définition de ces termes :

Dans le Dictionnaire des Termes Médicaux : Garnier Delamare, l’infertilité est :

“Une impossibilité de se reproduire. L’infertilité n’a pas le caractère définitif de la stérilité.”

 

Ce que ceci veut dire, et je m’adresse aux femmes qui me lisent et qui ont justement un souci d’infertilité, c’est qu’il ne faut pas baisser les bras!

Je comprends que ce genre de mot, d’étiquette, peut faire mal au coeur et au moral, mais aujourd’hui, une infertilité peut être dépassée par les méthodes médicales accessibles, ainsi que grâce aux techniques ostéopathiques et autres thérapies plus énergétiques comme par exemple l’acupuncture.

 

Il s’agit régulièrement d’un réajustement hormonal, ou alors d’un travail important à faire au niveau de la biomécanique des organes pelviens, leur contenant, ainsi que les structures rentrant en jeu dans les dystonies neuro-végétatives et/ou hormonales.

Qu’est-ce qui peut générer ces troubles d’infertilité…?

En principe au niveau médical, vous êtes déjà toutes au courant de ce qui peut causer des difficultés à tomber enceinte : mauvais taux hormonaux, milieu utérin ou vaginal à sécrétions spermicides ou qui font barrière, antécédents de salpingite ou de brides chirurgicales au niveau des trompes de fallope qui gênent la transmission de l’ovaire à l’utérus, malposition utérine ou malformations de type utérus bicorne, ovaires polykystiques……. la liste est longue.

En ostéopathie, comme nous l’avons dit dans les tout premiers chapites dans les premiers onglets de ce site, nous traitons les troubles de la fonction.

Les questions que nous allons nous poser, une fois assurés qu’il ne s’agit pas d’un problème d’ordre médical organique, c’est “qu’est-ce qui gêne la fonction hormonale?” “qu’est-ce qui gêne la fonction vaginale ou utérine?” “qu’est-ce qui gêne la fonction des trompes ou ovaires?”… Est-ce qu’il y a un trouble mécanique, vasculaire, nerveux fonctionnels, loco-régional ou à distance, qui gêne une ou plusieurs étapes de la mise en place d’une grossesse…? etc.

 

Notre travail se portera là-dessus : lever les restrictions fonctionnelles pour permettre de redonner au corps la possibilité de fonctionner par lui-même.

L’ensemble de ces structures seront investiguées par l’ostéopathe par le biais de techniques manuelles mécaniques articulaires, puis très spécifiquement au niveau viscéral et crânien au niveau des organes en rapport avec la reproduction et au niveau des structures constituant le système hormonal et ce qui peut l’influencer.

Il y aura un travail viscéral intense au niveau du placement utérin ainsi que la possibilité qu’il a de se mouvoir, de la souplesse des membranes entourant le système gynécologique féminin qui sont mises à mal à chaque blocage du bassin ou mauvaise posture, et à travers lesquelles passent l’ensemble de la vascularisation et l’innervation de ces organes ô combien importants!

Les ovaires, sont-ils adhérés, accolés, les trompes, sont elles souples ou rigides…

Au niveau hormonal, il y a les sécrétions hormonales des organes reproducteurs pelviens, mais au niveau du rétrocontrôle hormonal et de l’axe hypothalamo-hypophysaire, y a-t-il des restrictions de mobilité crânienne qui viennent mettre en tension ce système par le biais des membranes de tension réciproque… Tous ces mots sont un peu imperméables, mais posez la question à votre ostéopathe, il saura sans aucun doute vous répondre à ce sujet!

De même il y a une section prise de contact sur ce site, envoyez-nous vos questions et nous y répondrons par courriel au mieux et le plus rapidement possible!