Enfants

L’ostéopathie pour les enfants commence à ressembler à l’ostéopathie pour les adultes, à quelques petites choses près: ce à quoi leur corps va leur servir.

 

 

Bien que les enfants soient debout et s’adaptent par rapport à la gravité tout comme les adultes, l’enfant a un corps fait pour apprendre, et on garde en tête que le cerveau de l’enfant est malléable et propice au développement rapide, et que son squelette est très souple, donc sensible aux stimulations, mais aussi aux déformations, chutes, et traumatismes. En effet, il y a encore beaucoup de cartilage de croissance, qui se transformera progressivement en structure osseuse jusqu’à l’âge adulte.

 

 

Il arrive que ces zones de cartilage de croissance soient trop sollicitées trop tôt, et qu’elles entraînenent des inflammations et des douleurs. C’est le cas notamment chez les enfants dont on exige beaucoup dans le cadre d’un sport ou d’une activité extra scolaire. Ces inflammations diminuent beaucoup si l’activité est pratiquée de façon raisonnable, mais il existe nombre d’enfants chez qui l’ostéopathie permet de corriger une biomécanique déjà perturbée, et que ces zones cartilagineuses soient soulagées.

C’est aussi au début de l’enfance qu’il faut garder l’oeil ouvert pour tout ce qui ressemblerait à une déformation scoliotique à surveiller de très près! Car les vertèbres elles aussi sont composées de beaucoup de cartilage jusqu’à l’âge approximatif de 12 ans, âge où les vertèbres sont complètement ossifiées.

Même au niveau du crâne, les os de la base sont cartilagineux au niveau de leurs sutures au sein d’un même os, et le restent parfois jusqu’à l’âge de 9 ans! Au niveau de la voûte les sutures restent beaucoup plus souples que celles d’un adulte, et se déforment facilement de telle sorte à protéger et adapter le mieux possible autour du cerveau.

 

Note, les os dont on vous parle sont ceux à travers lesquels passent de la moelle épinière, c’est à dire qui va commander l’ensemble des fonctions locomotrices du corps et réceptionner quasiment l’ensemble des informations sensitives notamment, mais aussi les nerfs en charge de la parole, de la déglutition, de la respiration… Des structures dont la biomécanique harmonieuse permet des fonctions absolument capitales chez un enfant qui est en train d’apprendre!

 

On peut imaginer à quel point une chute sur la tête par exemple, ou un accident de voiture ou autre traumatisme peut avoir un impact important chez l’enfant, au niveau de la capacité que sa structure a de se déformer. De la même façon, une maladie ou une grosse émotion peut déjà installer des adaptations qui pourront perturber la biomécanique et freiner l’enfant dans son développement spécifique.

 

 

Quel est ce développement spécifique dont on parle?

Il est spécifique à l’enfant, car entre l’âge de 3 et 10 ou 11 ans, l’enfant se retrouve confronté à plusieurs apprentissages particuliers :

On va lui demander de la coordination physique pour apprendre à lire, écrire, marcher en rang, participer aux sports des cours d’éducation physique…

On va lui demander des efforts cognitifs très importants, de la mémoire, à partir du moment où il ou elle commence sa scolarité.

 

Chaque zone du cerveau a un rôle bien défini, et il arrive assez souvent de constater que les sutures travaillent beaucoup plus au niveau des zones les plus sollicitées du cortex.

 

L’enfant démarre aussi ses relations psychosociales avec ses camarades de classe, et apprend, s’il n’a pas été en garderie ou au jardin d’enfants, à fonctionner en groupe et à suivre et s’adapter à un comportement commun.

L’école est le lieu où l’on se rend rapidement compte que pour certains, il est difficile de rester assis longtemps, il est difficile de se concentrer, il est difficile de mémoriser, et la fatigue vient vite au niveau des yeux, du dos, du cou, de la posture…

Avec cela, la frustration par rapport à l’école peut s’installer et ainsi gêner le progrès de l’enfant.

 

Avec la collaboration de psychothérapeutes, d’orthophonistes, l’ostéopathe aide l’enfant en lui donnant la possibilité de progresser là où les blocages biomécaniques le freinaient, et de grandir dans un équilibre musculo-squelettique qui prévient, retarde et amoindrit les possibles troubles fonctionnels de sa vie d’adolescent et d’adulte.